Le crédit immobilier n’a jamais été aussi attractif que depuis début 2020

Le taux moyen d’emprunt a atteint sont plus bas historique, cependant les ménages ne peuvent cependant pas tous accéder à ces taux attractifs.

Contrairement aux prévisions du début de la crise sanitaire il y a un an, le taux d’emprunt moyen a atteint son plus bas historique depuis fin 2019 (1.1% toutes durées et tous marchés confondus) d’après l’Observatoire Crédit Logement / CSA. Dans le cas d’un crédit sur 15 ans, le taux moyen est de 0.89%, dans le cas d’un crédit sur 20 ans le taux moyen est de 1%. Quant aux crédits sur 25 ans le taux moyen est de 1.23%.

De plus, les prêts sont de durées de plus en plus longues : 19.2 ans aujourd’hui contre 18.9 ans au début de l’année dernière. De quoi adoucir les conséquences de l’augmentation des prix immobiliers, et ainsi de contenir le taux d’endettement sous le seuil maximal (35% depuis fin 2020).

En effet, emprunter et s’endetter pour un prêt immobilier n’a jamais été aussi intéressant. Cependant, tout le monde ne peut pas profiter de ces taux historiquement bas. « Ce sont les ménages qui gagnent moins de 3 smic, les plus impactés par la recommandation du Haut conseil de stabilité financière (HCSF), qui ont connu la baisse la plus forte de la demande », analyse l’Observatoire.


Que ce soit sur le marché neuf ou le marché ancien, le nombre d’opérations financés a baissé de 25% en un an pour ces foyers qui représentent la plus grande part des emprunteurs (37%). Sur le marché de l’ancien elles ont en effet réduit pour les foyers les plus modestes et les classes moyennes (-14%), dans le même temps, le nombre d’opérations financées ont augmenté pour les plus aisés (+5%). D’après l’Observatoire Crédit Logement, les foyers qui gagnent moins de 3 fois le smic ne représentent plus que 36 % des accédants, soit une baisse de 3 points entre 2019 et 2021, aussi les foyers qui gagnent plus de 5 fois le smic représentent quant à eux 29% (hausse de 3 points sur la même période). Ce qui met en exergue le fonctionnement à deux vitesses du marché du crédit.

Ce constat est d’autant plus inquiétant que la masse de crédits est de plus en plus faible. D’après la Banque de France, en octobre dernier, c’est plus de 20 milliards d’euros qui ont été prêtés aux particuliers. En février 2021, soit seulement 4 mois plus tard, cette somme est descendue à 15.5 milliards d’euros. Ce qui représente une baisse de 23%.

 
 
Source:Figaro Immo