« Epargne covid » : des projets immobiliers en perspective pour les Français

Environ un quart des Français qui ont épargné depuis mars 2020, affirment vouloir investir dans l’immobilier. Et 35% d’entre eux gagnent plus de 4 000 euros par mois.

Selon la Banque de France, c’est près de 110 milliards d’euros qui ont été accumulés par les Français sous forme d’épargne en 2020. Concernant l’année 2021 cette épargne devrait se situer autour de 55 milliards. Soit au total, environ 165 milliards. Dans le cas où cette somme était réinjectée massivement dans l’économie, cela pourrait générer une croissance plus importante que les 5% anticipés par le gouvernement.

Cela représente un enjeu colossal pour le gouvernement qui promet que cette épargne ne sera pas taxée. A l’inverse, le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire souhaite orienter cette somme vers les PME. La fameuse « économie réelle » qu’Emmanuel Macron a souhaité exonérer de l’ISF au contraire de l’immobilier. Cependant, c’est bien vers le marché immobilier que les épargnant souhaitent se tourner.

D’après un sondage Ifop pour Cafpi, courtier en crédit immobilier, un quart des Français affirment avoir plus épargné depuis le début de la crise qu’au cours des années antérieures. Lorsqu’on demande à ces foyers pour quel projet ils utiliseraient leur surplus d’épargne, ils sont 28% à évoquer l’immobilier en premier lieu.

Cette somme, si elle était investie même partiellement dans l’immobilier permettraient de relancer le marché qui risque de pâtir en 2021, de la mise en retrait des vendeurs et des acquéreurs. Les foyers qui ont réussi à se former cette épargne son, pour la plupart, des ménages aisées et qui ont par conséquent les moyens d’investir des sommes conséquentes.

Quel est le profil des épargnants Covid ?

Leurs revenus sont supérieurs à 3000 euros par mois, pour 36% d’entre eux ceux sont des cadres supérieurs, et 30% vivent en Ile de France, d’après l’Ifop. On peut en déduire que la majorité sont des salariés qui n’ont pas été touché par la crise. Aussi, ils sont jeunes, en effet, 33% des 25 à 34 ans ont plus épargné qu’au cours des années précédentes et seulement 19% des 50 à 65 ans.

Dans le cas où la majorité sont propriétaires de leur résidence principale et souhaitent alors investir leur épargne dans un bien destiné à la location ou dans une résidence principale. Si ce postulat est vrai, alors les villes moyennes ont une belle carte à jouer. Cependant, une grande partie des acheteurs restent prudents et attendent que les prix de l’immobilier continuent leur baisse, et espèrent qu’ils remontent par la suite.

 
Source : Figaro immo